Tous aimeraient connaitre les rouages de la vie. Beaucoup d’idées et de réflexions sur une vision globale existent et aucune ne peut être prouvée ou réfutée. Il est donc important de voir ce texte comme une simple réflexion qui peut faire rêver et non comme une vision absolue dont je suis entièrement convaincu.

Globalement

En une phrase, pour moi la vie est comme un jeu vidéo. Il y a beaucoup de parallèles à faire, mais avant d’aller plus loin, il est important que vous gardiez un esprit ouvert et non pas buter dès le départ en disant :  » ben il est plate ton jeu « . Les meilleurs jeux vidéos ne sont pas les plus faciles, mais ceux qui offrent le plus de possibilités de divertissement et qui savent balancer les défis.

Le début

Avant que le jeu existe, imaginons un monde complètement vide avec seulement des âmes qui peuvent seulement communiquer entre elles. Tous les jours, la seule activité possible est de discuter tout comme sur un canal de clavardage, mais sans plus. Il n’est pas possible de faire autre chose que parler entre nous. Pourquoi ne pas faire quelque chose d’autre?

La création d’un monde matériel (du jeu) permet à tous de créer des biens. Il n’est plus question de simplement communiquer, mais aussi de pouvoir se distraire en solitaire en créant des outils, des peintures, de la musique, des histoires, des jeux, etc., et de les partager aux autres par la suite. Il n’est pas étonnant que des jeux vidéos comme  » Minecraft  » et  » SecondLife  » qui donnent la possibilité aux joueurs de modeler le monde virtuel comme ils le désirent soient si populaires puisque notre esprit aime créer des idées et pour pouvoir les réaliser, il faut un monde où il y a les matériaux nécessaires.

Que nous croyons ou pas en Dieu n’a pas de raison de perturber cette vision puisque les âmes peuvent avoir ensemble créé le monde matériel ou elles peuvent avoir demandé à Dieu de le faire. D’une façon ou d’une autre, une question persiste :  » d’où proviennent ces âmes? Dieu les a-t-il créés? « .

Les règles

Tout jeu possède des règles et limitations et ce grand jeu n’est pas différent. Ce sont ces règlements qui amènent le lot de souffrances, mais sans elle, d’autres sortes de malheurs existeraient.

Commençons par la  » pire  » : tout être vivant peut mourir. La mort fait peur, mais elle est essentielle au bon déroulement de la vie. Imaginez que vous vous amusez à faire du ski sur de hautes montagnes et que vous vous retrouviez enseveli en dessous d’une avalanche. Passer votre éternité à tenter de creuser un trou pour en sortir, quelle joie! Un scénario plus sombre pourrait être qu’un groupe de gens ne vous aime pas et vous emprisonne pour longtemps comme dans plusieurs romans de vampires. De quoi devenir fou et trouver la vie encore plus emmerdante.

Une autre règle est de ne pas avoir de souvenir lors de notre naissance. Ainsi tous commencent sur un même pied d’égalité et il serait difficile de passer son enfance coincé dans le corps très limité d’un enfant en ayant connu la liberté de n’être qu’esprit.

La fin d’une partie

Avant d’expliquer une partie, il est important de faire une petite pause sur une notion essentielle au concept de jeu. Pour que cette vision fonctionne, il est impératif que la réincarnation existe puisque simplement jouer une partie, peu importe sa longueur, ne serait pas juste et aussi parce que si nous ne sommes à la base que des âmes communicantes, en mourant, il est normal de revenir au même stade. Le monde physique ayant été créé pour pouvoir se divertir en tant qu’âme, pourquoi ne pas pouvoir y revenir autant de fois que désiré? C’est notre jeu après tout.

Pour ce qui est du paradis, nous pouvons considérer que nous y sommes déjà à l’état d’âme et que tous y sont présents une fois morts. Avant et après une partie, c’est pas mal la définition du paradis puisqu’il n’y a plus de souffrances matérielles et si Dieu existe, tous y sont près dans l’état initial qui est d’être un regroupement d’âmes.

Je suis conscient que ce n’est pas entièrement la vision du paradis chrétien par exemple, car celui-là ne laisse entrer que les  » bons  » et il est imposé et éternel dès la mort. Déjà comment pouvons-nous dire qu’une personne est bonne et qu’une autre ne l’est pas? Il y a toute une liste dans la bible pour nous dire ce qui est bien et ça se résume à penser aux impacts de nos actions sur la vie des autres. Ce n’est pas toujours simple étant donné que certains croient faire du bien alors qu’ils font du mal. Ce n’est pas tout le monde qui discerne le même mal.

Pour continuer avec le principe d’évaluation, si nous n’avons qu’une seule vie et que nous mourons à l’âge de 4 ans, irons-nous au paradis ou en enfer? Les jeunes enfants ne pensant qu’à ce qu’ils ressentent sont intrinsèquement égoïstes et mériteraient l’enfer. Par contre, ils n’ont pas eu le temps de finir de se développer et de réellement pouvoir choisir de leurs actions, alors autant automatiquement leur permettre l’entrée au paradis. Le problème est l’injustice envers une personne qui a vécu 60 ans et qui a vécu beaucoup d’expériences plaisantes et déplaisantes et qui a plus de chances de faire du mal en vivant longtemps qu’en vivant peu de temps. De plus, si la bonté d’une personne se calcule selon son degré d’empathie, malheureusement, nous ne naissons tous pas avec le même et nous ne vivons pas tous dans les mêmes conditions. Si tout un groupe de personnes doit devenir des martyrs pour éviter l’enfer, il ne restera plus grand monde de bon encore en vie.

Dans ce monde où règne est la jungle, pourquoi alors devrions-nous nous forcer à être bons s’il n’y a pas une évaluation finale ou un karma pour nous remettre nos mauvais coups? Tout simplement parce que tout acte amène des conséquences et que c’est ces conséquences qui ramène l’équilibre. Si  nous désirons avoir des amis, nous devons au moins faire du bien à ces gens, sinon ils partiront. Tout dépendant de la grandeur de cercle d’amis que nous voulons avoir, nous devons absolument être gentils proportionnellement. Comme chacun a des besoins affectifs différents, nous pouvons jongler avec des degrés différents de bien et de mal envers des groupes de gens différents.

Une partie

Puisque la vie est notre jeu des âmes, nous pouvons choisir les paramètres de notre naissance tels la famille et le sexe. Je vous entends déjà dire que si c’était le cas, qui irait ailleurs que dans une famille riche. Ce n’est pas parce que la famille est riche que vous recevrez de l’amour, du temps agréable et que vous aurez une vie facile. De plus, ce nombre de familles est très limité alors mieux vaut tenter sa chance dans d’autres conditions. Par exemple :

  • famille riche pour s’amuser à créer un empire;
  • pays pauvre pour tenter de changer les choses;
  • pays développé dans une famille moyenne pour avoir une vie tranquille;
  • famille au hasard pour essayer quelque chose de nouveau;
  • humain ou animal pour vivre des expériences différentes.

C’est certainement une étape très difficile, car il n’est pas possible de prédire le futur et de savoir comment nos futurs parents agiront avec nous, alors il faut tenter de choisir les dispositions les plus propices pour atteindre le but désiré dans cette vie.

Vue de l’extérieur

Il ne faut pas se le cacher, la vie est dure et pour certaines personnes plus que d’autres. Dans cette perspective, qui serait assez masochiste pour vouloir revenir jouer d’autres parties? Si nous prenons un peu de recul et qu’au lieu de se voir comme un humain qui vie, mais plutôt comme une âme qui joue, c’est comme le parallèle entre le héros du jeu qui a la vie dure et le joueur qui est à l’extérieur. En sachant que ce n’est qu’un jeu sans conséquence, qu’une seule vie et mort ne représente pas grand-chose vis-à-vis l’infinité de possibilités d’expériences et qu’il est possible de prendre une pause n’importe quand, la vie n’est plus un fardeau, mais simplement un moment très court durant lequel nous essayons des choses.

Dans un jeu vidéo, il y a un but que nous tentons d’accomplir. Pour ce faire, il est possible que notre héros meure quelques centaines de fois, mais nous voulons toujours persévérer. Une fois le jeu terminé, nous prenons un nouveau jeu avec un nouveau but et nous continuons. Parfois, nous revenons à un jeu précédent, prenons un jeu simple ou essayons un jeu plus complexe. Cela dépend de notre humeur. D’ailleurs, quand nous sommes jeunes, nous avons toujours le goût de changer le monde, peut-être est-ce justement ce sentiment qui nous pousse à revenir en plus des plaisirs qui ne sont possibles que dans ce monde, même aussi imparfait soit-il.

 

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