En décembre 2011, j’ai acheté un vélo stationnaire à 600$ au Fitness Dépôt de Laval pour pouvoir me tenir en forme les hivers, étant donné que durant les autres saisons, je vais courir dehors. Il a eu bien des problèmes et voici comment j’ai fait pour pouvoir le retourner et reprendre mon argent.

L’achat

Lorsque je suis allé l’acheter, j’ai demandé au vendeur si je pouvais le ramener si jamais je ne l’aimais pas et il m’avait répondu par la négation étant donné qu’il y a des démonstrateurs justement pour les essayer, mais que pour ce qui est des défauts, Fitness Dépôt enverrait gratuitement des réparateurs à la maison si jamais il y a un problème. Tout était beau de ce côté, alors j’ai choisi celui que je préférais et je suis revenu en prendre possession quelques jours plus tard.

L’utilisation et la première réparation

Tout allait bien durant environ 40 jours, mais ensuite, le vélo a commencé à faire du bruit aigu de frottement lorsque je pédalais. J’ai donc appelé l’entreprise pour leur dire ce qui se passait et ils m’ont envoyé un réparateur de Fit Fix. Ce dernier est passé une dizaine de jours plus tard et a commandé des pièces.

Quatre semaines plus tard, un second réparateur est venu avec les pièces, mais ce n’était pas les bonnes. C’était des roulements à billes pour un exerciseur elliptique et non pour un vélo stationnaire. Il est revenu le lendemain avec la bonne pièce et il a pu le réparer. Le problème était un roulement à billes rouillé. En tout, cela a pris trois visites en journée de semaine durant 40 jours. J’avais donc perdu la moitié de janvier et le mois de février en entier.

Seconde réparation

Vingt-cinq jours plus tard, le vélo recommença à faire du bruit. J’ai contacté de nouveau Fitness Dépôt qui contacta Fit Fix. Selon le réparateur au téléphone, c’était possiblement que les roulements à billes de remplacement avaient été pris dans la pile des retours plutôt que des neufs. Il précommanda alors les pièces pour ne pas se déplacer pour rien. Une semaine plus tard, le réparateur est arrivé et il m’a dit tout de suite qu’il n’avait pas les bonnes pièces.

Une autre semaine passa et le réparateur revint finalement avec la bonne pièce et il a réparé le tout. Pour faire un peu différent, il m’a donné en plus une facture de 30$ pour le déplacement, me disant qu’il aurait dû me la donner dès le départ puisque c’est l’entente que Fit Fix a avec Fitness Dépôt. Elle n’est pas payable tout de suite, alors j’ai eu le loisir d’appeler Fitness Dépôt. De toute manière, je ne l’aurais pas plus payée sur le vif. Second bilan : la moitié du mois d’avril sans pouvoir utiliser le vélo.

La facture surprise

J’ai appelé Fitness Dépôt pour leur parler de la facture surprise de 30$ et le gérant m’a dit que c’était exact et que c’était supposément écrit sur ma facture, malgré que le vendeur m’ait dit tout autre lors de l’achat. Le gérant m’a suggéré d’appeler le gérant de Fit Fix et qu’il ne devrait pas y avoir de problème pour enlever ce frais. Ce que je fis et les frais m’ont bien été enlevés. De toute manière, je ne l’aurais jamais payé étant donné que selon la loi, j’aurais dû être prévenu lors de l’achat et ensuite avant que le réparateur passe chez moi. Personne ne peut recevoir une facture sans avoir eu une estimation ou un taux horaire au préalable, surtout lorsque c’est gratuit.

Le troisième bris

Seulement vingt jours plus tard, le bruit recommença. Rendu début mai, la saison d’hiver terminée, je ne désirais que ranger ce vélo jusqu’à l’hiver prochain, mais ce bris me l’empêchait. Si je repartais pour une réparation, il aurait fallu que je me force à l’utiliser durant encore au moins deux mois pour être certain que tout était enfin bien réparé. Je n’en avais nullement envie et c’est pourquoi j’ai demandé un remboursement. Le directeur régional avait dit au gérant que malheureusement, puisque cela faisait déjà six mois que le vélo avait été acheté, il ne pouvait que faire un échange pour un autre modèle de prix équivalent ou supérieur. C’était ridicule étant donné que ça ne faisait que cinq mois depuis l’achat et qu’il avait été fonctionnel uniquement trois mois. Malgré cela, il refusait le remboursement et préconisait une troisième réparation ou l’échange.

La mise en demeure

Puisque la loi sur la protection du consommateur dit qu’un vendeur se doit de réparer un bien défectueux pour une durée de vie raisonnable et que la jurisprudence montre qu’après multiples réparations un consommateur peut recevoir un remboursement dû à une perte de confiance à l’égard du fournisseur, j’ai écrit une mise en demeure que j’ai amenée en personne pour ne pas payer 10$ en lettre recommandée et étant donné que j’habitais très proche. Dans cette lettre, je proposais de retourner le vélo, de me faire rembourser, mais de laisser 50$ au commerçant parce que je suis conscient qu’il a aussi eu bien des désagréments et pour m’assurer qu’il réponde favorablement à mon offre.

Lorsque j’ai amené la lettre au gérant, il était frileux de signer l’accusé de réception de peur que cela l’engage à faire ce qui est dans la lettre. J’ai pris cinq bonnes minutes à lui expliquer que c’était juste pour dire qu’il avait reçu la lettre, même s’il ne l’avait même pas lue. Il a fini par accepter d’écrire qu’il l’avait reçue et il a signé cette partie. Comme c’est un équivalent, c’était bon.

Quatre jours plus tard, contre toute attente, le directeur régional avait refusé mon offre plus que généreuse.

La requête aux petites créances

Pour ravoir 600$, cela vaut la peine de se battre un peu. J’ai donc rempli une demande aux petites créances et payé les frais d’environ 70$. Dans cette requête, je demandais le plein remboursement ainsi qu’un dédommagement additionnel de 100$ pour le temps perdu. Environs deux semaines plus tard, j’ai reçu un appel du gérant du Fitness Dépôt qui me dit que le directeur régional avait changé d’idée et qu’il allait me donner plein remboursement seulement. J’ai accepté. Je perdais donc 70$, mais ce n’est que 20$ de plus que ce que je lui avais déjà proposé. Par contre, de son côté, il ne gagnait absolument rien, contrairement à s’il avait accepté mon offre initiale.

Conclusion

Il ne faut pas avoir peur d’aller jusqu’au bout pour avoir un résultat, surtout lorsqu’un marchand est de mauvaise foi en étant complètement fermé à une négociation.

 

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